Ma mère a eu hier l'idée - saugrenue diront certains - de mettre un disque de Schubert. Elle n'est pas musicienne, mélomane à ses heures, et l'envie lui a pris pour égayer son repassage d'écouter un peu de piano et de musique de chambre. Il devait être huit heures du soir, allez, neuf, soyons magnanime, neuf heures donc d'une journée très douce, invitant à laisser les fenêtres ouvertes... Que n'avait-elle pas fait là ? Dès le premier climax de la Truite (!!!) les voisins lui ont fait savoir que cette musique n'était pas de leur goût par des hurlements tout sauf cordiaux... Comme quoi la musique adoucit les moeurs, surtout les divines longueurs de Schubert. Nous retenterons l'expérience avec d'autres répertoires. Peut-être Stockhausen ou Lully auront-ils plus de succès ? |