 C'est le nom du modèle de fonctionnement des labels de l'industrie du disque. Les économistes considèrent ainsi que quelques majors disposent de l'essentiel du marché, et qu'à la périphérie existent de petites maisons d'édition plus créatives et en tout cas plus indépendantes, mais que dès qu'elles sortent un artiste qui marche, il ou elles se font (fait) racheter par les gros… D'où un risque de monopole déguisé de la production, comme d'ailleurs dans les autres milieux culturels où les grands groupes financiers dominent le monde. Que l'on pense qu'Universal va publier l'intégralité de son catalogue en téléchargement quand le CD sera mort (dans deux ans d'après la FNAC, qui prévoit d'abandonner ce support), et l'on aura une idée de la concentration inouïe de la pensée artistique de notre temps entre les mains d'une poignée de gros bonnets. Pas de quoi se réjouir, quand on sait l'obsession de rentabilité qui obnubile les dirigeants bureaucrates de ces grandes sociétés, laissant peu de place à la création ou même à l'excellence. |