 Quel dommage ! À quelques jours près, débordé que nous sommes par des occupations nous ayant retenu loin de ces lignes, nous allions écrire nos premiers mots approbateurs envers Nicolas Sarkozy suite à un Grenelle de l’environnement certes éloigné des utopies propres à nous donner le frisson, mais tout de même plus encourageant que ce qu’on attendait, sur la plupart des sujets abordés. Il faut reconnaître qu’on espérait moins d’engagement, par exemple sur le nucléaire et les OGM. Et quoi ? Précédant notre réaction pour une fois positive, le président nous gratifie d’une de ses brillantes saillies, et propose d’augmenter son propre salaire afin qu’il égale celui du premier ministre, soit 19000 euros brut par mois, alors qu’il ne touche à l’heure actuelle que 6000 « petits » euros net. Et d’arguer qu’il fait ce choix par souci de transparence (on ne voit pourtant pas le rapport) et d’égalité (mais alors pourquoi ne pas abaisser celui du ministre ?).
Il est amusant de constater qu’en même temps qu’on aligne les régimes spéciaux sur le régime général (donc par le bas), on aligne les salaires de nos dirigeants par le haut. Dans le même temps, le budget de l’Élysée passe de 68 à 100 millions d’euros, excusez du peu. N’importe, il se trouvera bien quelques naïfs pour trouver le rapport entre transparence et bénéfices personnels, telle cette brave femme qui l’autre soir à la télévision affirmait avoir voté pour Sarkozy et ne pas comprendre son choix d’instaurer la franchise sur les dépenses de santé. Mais Madame, il faut lire les programmes avant de voter ! Ce qui rejoint une réaction sur ce blog à l’article L'épineuse question de la taille à propos du permis de voter, dont je ferai un prochain sujet dans ces lignes. |