M. Sarkozy a des amis. Ils sont célèbres, aimés des Français (il paraît), en tout cas populaires, intelligents (mais si ! ils passent même à la télé) et foncièrement humanistes. La générosité de Johnny qui en a marre de payer les fonctionnaires de l'état français n'a échappé à personne, ni l'acuité intellectuelle de Doc Gynéco, ni bien sûr la compassion manifeste de Pascal Sevran pour le continent africain et la criminelle "bite des noirs". Sarkozy peut effectivement se réjouir d'être soutenu par de telles célébrités !
Reste le petit Steevy du Loft (ne lui déplaise, il n'y a aucune autre raison à sa présence toujours lumineuse sur les ondes que son passage dans la première émission de télé poubelle de notre beau pays). On connaissait son intelligence et sa culture - le "Bal des cygnes" de Tchaikovsky, la "lumière infuse", la "poule aux yeux d'or", le "marteau et la fourche" communistes -, mais voilà que Steevy Boulet le bien nommé est en plus un bon petit profiteur du système. On comprend mieux qu'il soutienne Sarkozy, lui qui se fait payer du chômage par les ASSEDIC les mois d'été où malgré tout le talent qu'on lui connaît il n'est pas employé par France Télévisions.
Quand le gouvernement essaie de faire passer un protocole rendant l'indemnisation plus incertaine pour les intermittents du spectacle les plus en difficulté, il ferait peut-être mieux de trouver un remède aux abus du système. Mais il préfère laisser les grandes chaînes de télévision - y compris du service public - engager des maquilleuses en CDD pour que l'assurance chômage paie la différence et des incompétents notoires grassement payés comme Steevy toucher une indemnité chômage, pendant qu'on supprime les allocations pour un malheureux comédien de théâtre à qui il manque un cachet.
Mais une fois de plus, tout est affaire de priorité. Pour faire rentrer des sous dans les caisses, c'est bien plus facile de tirer sur les petits. Quant à concevoir un système durable... Le mot donne la nausée à M. Sarkozy. En tout cas, le gentil petit facho gay du PAF fait campagne jusque dans ses incivilités et le petit Nicolas l'en remerciera... A moins que la bêtise crasse de l'intellectuel de service d'On a tout essayé ne fasse fuir les électeurs... Sait-on jamais, un sursaut de discernement n'est jamais impossible, même dans notre beau pays.
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