De pire en pire ! Après l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme à voter Ségolène (il y a pourtant plus politisé comme association, ça devrait faire réfléchir), une autre petite nouvelle bien révélatrice du monarchisme d'Iznogoud.
Ce petit article illustre bien quelques travers que l'on peut craindre s'il parvient au sommet de l'état. Citons au hasard le manque d'auto-dérision, la condescendance, une tendance à confondre ses différentes casquettes et à utiliser le papier à en-tête de son ministère pour sa campagne électorale, sa manière de passer par le haut de la hiérarchie quand les gens lui résistent, son manque de discernement en politique et son goût de la séduction.
A mon avis il faut faire attention à ne pas réduire les gens qui votent pour lui à des moutons ou des inconscients si l'on souhaite les faire s'interroger sur le bien fondé de leur choix. En effet le risque est grand de refaire 2004 quand Michael Moore disait que Bush était la pire des raclures et ses électeurs des gros cons. Ceux qui détestaient Bush ou ceux qui l'adoraient étaient tous restés sur leurs positions. Ce n'est pas en attaquant les gens sur leur intelligence mais en avançant des arguments que l'on peut discuter. Parler de pleins pouvoirs, de fascisme, c'est faire le jeu de Sarkozy qui se présente, après Le Pen, comme victime d'une cabale d'intellos qui ignorent le bon peuple.
Sarko a fait pression sur Plantu. Mais Mitterrand faisait pareil avec Mazarine. Le problème ce sont nos institutions ou le Président a un pouvoir incomparable (cela fait d'ailleurs bien rire tous les pays auxquels la France donne des leçons de démocratie). Le pouvoir corrompt, à pouvoir ultime corruption ultime. Encore une fois les élections législatives seront décisives.
ganymède (l'Auteur !) écrit le vendredi 04 mai 2007, A 00:34
Oups une fausse manipulation a effacé le commentaire de Joe qui contestait les propos de Paul sur Michael Moore… J'espère qu'il voudra bien reposter s'il passe par là !
Sur Michael Moore je voulais dire que sa critique de Bush ou de la société américaine est totalement justifiée mais que ses méthodes, par contre, laissent à désirer. Si l'on regarde ses divers documentaires on se rend compte qu'il ne se gêne jamais pour trafiquer la réalité au seul profit de l'entertainment ou de la dramatisation. Exemple : ces Canadiens qui ne fermeraient pas leurs portes à clé (ah! Quel pays merveilleux et si sûr !!!). Plus grave car pas forcément su : dans Roger & Moi c'est un ami de Moore qui "joue" le rôle du journaliste qui s'est fait voler sa voiture par un employé licencié. Dans son documentaire sur General Motors, Moore n'a jamais jugé utile de montrer que le PDG l'avait reçu, préférant montrer les divers refus. Le point d'orgue étant atteint dans Fahrenheit 9/11 dans ces scènes bucoliques d'enfants irakiens jouant dans un parc. Oui la guerre en Irak était injuste et basée sur un mensonge, mais de là à faire de ce régime un havre de paix !!! Et c'est là que réside l'échec de Moore, en caricaturant, en déformant, il joue le jeu de Bush qui peut à loisir l'accuser de propagande. C'est d'ailleurs ce que nous montre l'excellent documentaire Manufacturing Dissent (docu de gauche présenté à Toronto). Critiquer ce n'est pas seulement attaquer, c'est aussi démontrer.
Ganymède, le divin échanson cueilli par Zeus tandis qu'il paissait ses troupeaux sur les pentes de l'Ida de Troade. Il devait lui verser le nectar en place d'Hébé, la déesse de la jeunesse, et cela convient bien à notre temps — le monde est-il si vieux ? L'auteur empruntera donc sa signature pour ces lignes intermittentes sur la vie et l'esprit. En toutes solitude et liberté.