| mercredi 04 février 2009, a 23:04 |
| Prométhée |
 Ganymède reprend du service après de longs mois de silence… En même
temps que votre serviteur s'attèle à l'écriture d'un nouveau livre.
Vous en saurez plus très bientôt !
À la recherche d'une citation pour introduire ledit ouvrage, je me suis
replongé dans Camus. Bouleversé par mes retrouvailles avec ces textes
éblouissants et d'une actualité assez incroyable, j'ai eu envie de
reprendre la plume avec quelques-unes de ces lignes merveilleuses et
dont la sagesse, plus que jamais, nous est nécessaire.
"Que signifie Prométhée pour l'homme d'aujourd'hui ? (…) L'homme
d'aujourd'hui est en effet celui qui souffre par masses prodigieuses
sur l'étroite surface de cette terre, l'homme privé de feu et de
nourriture pour qui la liberté n'est qu'un luxe qui peut attendre (…).
Prométhée, lui, est ce héros qui aima assez les hommes pour leur donner
en même temps le feu et la liberté, les techniques et les arts.
L'humanité, aujourd'hui, n'a besoin et ne se soucie que de techniques.
Elle se révolte dans ses machines, elle tient l'art et ce qu'il suppose
pour un obstacle et un signe de servitude. Ce qui caractérise
Prométhée, au contraire, c'est qu'il ne peut séparer la machine de
l'art. Il pense qu'on peut libérer en même temps les corps et les âmes.
L'homme actuel croit qu'il faut d'abord libérer le corps, même si
l'esprit doit mourir provisoirement. Mais l'esprit peut-il mourir
provisoirement ?"
Vaste question. Toujours est-il que les arts et l'esprit sont assez
loin de la préoccupation de notre société. Il n'y a guère que l'argent
qui compte, la consommation et le reste. La crise est dans toutes les
têtes, sur tous les visages, et le désespoir défait les fronts les plus
sereins. N'importe, la misère de l'esprit n'a jamais endeuillé
personne. Tant qu'il ne s'agissait que de courir après une vie vide de
sens, passer le peu de temps libre que notre aberrante conception du
travail laisse à chacun dans les centres commerciaux pour consumer un
peu plus vite les rares heures concédées par la vie éphémère de
l'homme, tout le monde était content. Mais que ce sanctuaire qu'est la
consommation soit remis en question par la crise et voilà tous nos
concitoyens dans la rue. Je ne prends pas de haut les pauvres gens qui
avaient déjà du mal à joindre les deux bouts auparavant et qui se
demandent s'ils vont pouvoir continuer à manger à leur faim. Mais quand
on lit partout que c'est un traumatisme pour des gens qui jusque-là
gagnaient bien leur vie de ne plus pouvoir se payer tout ce qu'ils
veulent, on se dit qu'en effet on a vraiment touché le fond.
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| mardi 19 décembre 2006, a 21:47 |
| Le divin Mozart |
Amis mélomanes, pour avoir un aperçu de qualité de ce qui s'est passé cet été au Festival de Salzbourg, allez faire un tour sur Altamusica, où vous trouverez un calendrier de l'avent original et instructif. C'est fait avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme, et vous y trouverez peut-être des idées de cadeaux de Noël ! Amis non musiciens - ou ennemis musiciens ou ennemis non musiciens etc ^_^ - rien ne vous empêche d'aller aussi jeter un petit coup d'oeil. La curiosité n'est pas toujours un vilain défaut.
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| jeudi 30 novembre 2006, a 23:36 |
| Cross-over le retour |
Comme pour faire écho à mon sujet sur Sting, voilà que le guitariste de Radiohead a obtenu un prix à un concours de composition de musique contemporaine… A croire que le classique est à la mode chez les rockeurs !!! Il y a aussi Anne Sofie von Otter, mezzo tout ce qu'il y a de plus respectable, qui a sorti un album chez DG… Dédié entre autres à des chansons d'ABBA !!! Bon je sais, je vais encore passer pour le vieux con de service, mais quoi ? N'a-t-elle rien d'autre à enregistrer ? A-t-elle donc épuisé le répertoire classique, enregistré tout ce qui l'y intéresse ? Qu'elle aime ABBA, ça la regarde, mais à quoi bon donner dans la variété mille fois mieux servie par ses propres interprètes ? Pour le plaisir de faire un disque ringard à souhait ? Ou en sommes-nous arrivés à ce stade que même une star de la musique classique comme elle doive donner dans le show-biz pour joindre les deux bouts ? |
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| dimanche 24 septembre 2006, a 19:08 |
| L'artiste dans la cité |
 Les artistes s'affichent de plus en plus aux côtés de tel ou tel homme politique. Certaines associations choquent moins que d'autres ; on pense à Doc Gynéco et Sarkozy, qui à première vue n'ont vraiment pas grand-chose de commun dans ce qu'ils véhiculent en tant que personnalités médiatiques (d'ailleurs, en admettant que Doc Gynéco ait par exemple sur le cannabis les mêmes idées que Sarkozy, on peut se demander si ce dernier goûte les harmonies suaves du ménestrel de l'UMP). C'est dans l'air du temps, et pour cause (la présidentielle de 2007 !). Mais je me demande s'il s'agit véritablement d'engagement politique. Je veux dire qu'on peut s'engager contre la guerre, contre la faim, contre la délinquance, contre la drogue, ou pour être positif, pour l'alphabétisation, pour la tolérance, pour les droits de telle ou telle catégorie sociale… Pour Sarkozy ou pour Ségolène Royal, en revanche, me semble un peu trop people pour être tout à fait sérieux… En tout cas l'artiste que je suis ne s'engagera pas aux côtés de qui que ce soit, et s'il devait le faire ce serait pour un parti qui n'existe pas et qui ne fait pas campagne. Dur de s'identifier à nos merveilleux hommes politiques. |
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| samedi 09 septembre 2006, a 19:17 |
| Nuisances sonores |
Ma mère a eu hier l'idée - saugrenue diront certains - de mettre un disque de Schubert. Elle n'est pas musicienne, mélomane à ses heures, et l'envie lui a pris pour égayer son repassage d'écouter un peu de piano et de musique de chambre. Il devait être huit heures du soir, allez, neuf, soyons magnanime, neuf heures donc d'une journée très douce, invitant à laisser les fenêtres ouvertes... Que n'avait-elle pas fait là ? Dès le premier climax de la Truite (!!!) les voisins lui ont fait savoir que cette musique n'était pas de leur goût par des hurlements tout sauf cordiaux... Comme quoi la musique adoucit les moeurs, surtout les divines longueurs de Schubert. Nous retenterons l'expérience avec d'autres répertoires. Peut-être Stockhausen ou Lully auront-ils plus de succès ? |
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| Présentation |  Ganymède, le divin échanson cueilli par Zeus tandis qu'il paissait ses troupeaux sur les pentes de l'Ida de Troade. Il devait lui verser le nectar en place d'Hébé, la déesse de la jeunesse, et cela convient bien à notre temps — le monde est-il si vieux ? L'auteur empruntera donc sa signature pour ces lignes intermittentes sur la vie et l'esprit. En toutes solitude et liberté. Envoyer un mail à l'auteur | |
| commentaire(s) | La chute Paul (14/11/2009 10:44)Et on ne parle pas d... La vague Paul (29/03/2009 08:40)Je précise tout de s... Les Amandiers Ganymède (l'auteur !) (08/02/2009 19:58)Oui, le même Nietzsc... |
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